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Faire connaître votre école

 

La communication est une dimension vraiment importante dans la réussite du lancement puis du développement de votre école. Prenez l'initiative de communiquer sur votre école plutôt que de laisser des on-dit se développer. Le précepte pour « vivre heureux, vivons cachés » ne réussit pas beaucoup en matière d'école, qui est une institution appartenant au champ de la vie publique. C'est pour cette dernière raison que vos moyens de communication  sont soumis à un contrôle.

 Attention car vous ne pouvez mettre en oeuvre votre communication sans l'avoir soumise au préalable à l'Administration. Le code de l'éducation prévoit en effet un contrôle en amont de vos outils et moyens de communication (articles L 471.2 à L 471-5 du code de l'éducation).

 

I - Au moment du lancement de l'école

Recruter les futures familles

Vous avez besoin de communiquer pour faire connaître l'école aux futurs parents. Le mieux est de procéder par réunions Tupperware. Une famille intéressée organise une rencontre chez elle entre les fondateurs de l'école (et si possible le directeur !) et les familles de son cercle de fréquentation qui sont potentiellement intéressées. Le directeur pédagogique, s'il est déjà embauché, et les fondateurs doivent présenter de manière claire leur projet, expliquer leurs motivations, indiquer la manière dont ils vont organiser l'école. Prévoyez de petits dépliants avec un bulletin de soutien à remettre aux participants et priez les personnes intéressées par le projet de laisser leurs coordonnées sur une feuille qu'on fera circuler à cet effet. Il faut au moins compter 3 à 4 réunions privées de ce type avant d'organiser une réunion de présentation dans une salle publique ouverte à tous. Cela permet aux porteurs de projet de roder leur discours, de prendre confiance en eux, de mieux saisir les attentes et les craintes des familles intéressées, de déterminer quelle serait l'implantation géographique idéale de l'école au regard de l'adresse des parents effectivement intéressés.


Informer les autorités

Les obligations de déclaration vont vous amener à entrer en contact avec l'Académie, le Procureur, le TGI, les Pompiers, la Préfecture... Nous vous conseillons de prendre les devants et de demander rendez-vous au maire ou (si c'est une grande ville) à son adjoint chargé de l'éducation pour lui présenter le projet. Soyez positifs. Insister toujours sur la complémentarité de votre projet par rapport à l'offre existante, sur l'élargissement de l'offre scolaire que votre projet apportera. Ne critiquez pas les écoles existantes mais développez votre approche. Des points comme l'envie d'un suivi individualisé de chaque enfant, de petits effectifs, de rythmes scolaires plus adaptés à l'enfance sont généralement bien compris et perçus des autorités.


N'hésitez pas à demander conseil à ces autorités et notamment au Directeur académique.


S'agissant du maire, vous avez la possibilité de lui demander si la Commune aurait des locaux disponibles pour votre école. C'est quelque chose qu'un certain nombre de communes font pour des écoles indépendantes. Mais le maire est bien sûr seul juge de l'opportunité d'y consentir pour votre projet.


Communiquer dans la presse

Tant que l'école n'existe pas, soyez mesuré et prudent. Pas de fanfaronnade qui pourrait indisposer plus d'un, à commencer par les écoles existantes qui vivent toujours, par définition, l'émergence d'une nouvelle école comme un reproche. C'est pourtant une chose naturelle et normale que des écoles ferment et que d'autres s'ouvrent, au gré des évolutions des populations, des zones d'habitat ou des attentes éducatives. Mais en matière d'éducation, il y a beaucoup de conservatisme et de susceptibilité dont il vous faudra tenir compte en vous montrant très prudent.


Nous vous conseillons de passer une annonce dans le journal régional lorsque vous chercherez des professeurs (mais pas pour le directeur). Si la presse quotidienne régionale ou la TV locale est intéressée par votre projet, c'est très bien. Avant votre rencontre avec le journaliste, entrainez-vous à présenter votre projet en 3 phrases. Une phrase expliquant votre motivation principale et celle des parents intéressés, une autre expliquant votre spécificité pédagogique, une troisième précisant comment vous vous situez par rapport aux écoles existantes.


Tenez prête une fiche avec les coordonnées de la personne à contacter si l'on est intéressé par l'école, l'adresse du site internet ou du blog ou de la page Facebook s'ils existent déjà.


La clarté de votre présentation sera décisive. Ce qui rend concret votre projet dans l'esprit de ce qui vous écouteront, c'est l'indication de la localisation de la nouvelle école et du nom et du profil professionnel du directeur ou de la directrice pédagogique de l'école. Si c'est vous qui prenez l'initiative de communiquer, attendez d'avoir ces deux paramètres fondamentaux pour communiquer.


En direction de l'Eglise catholique (pour le cas où l'école est fondée par des catholiques)

Nombreux sont les projets fondés par des parents et/ou professeurs catholiques. Se pose la question d'informer le diocèse. Nous recommandons aux porteurs de projet d'écrire à l'évêque pour présenter brièvement le projet, ses responsables, et dire que les porteurs de projet seraient heureux de pouvoir lui présenter ce projet au service de l'éducation des enfants. Un courrier d'information peut être adressé aussi au directeur diocésain, dans une perspective purement informative. Dans tous les cas, vous ne pouvez présenter votre école comme un projet d'école catholique car seul l'évêque a le pouvoir de reconnaître officiellement le caractère catholique de votre école (au sens du droit canon 803§3).


Plus tard, vous inviterez votre évêque si vous le souhaitez à visiter l'école, à assister à tel ou tel événement, à célébrer une messe... et plus tard encore, si vous le désirez, vous pourrez demander une reconnaissance officielle de catholicité. Nous vous recommandons de ne pas presser l'évêque d'afficher son soutien à votre projet lorsqu'il est encore dans les limbes. Faites vos preuves et présentez-lui ensuite l'école, au moins trois ans après sa création, si vous voulez obtenir une reconnaissance officielle de catholicité. Un évêque ne peut décemment pas s'engager sur quelque chose qui n'est qu'à l'état de projet ou encore tout récent, et vous risquez d'avoir des déconvenues ou de créer des crispations inutiles à l'évêché, à la direction diocésaine et parmi les écoles de l'Enseignement catholique. Procédez donc pas à pas.

 


II - Une fois que l'école existe

En direction des autorités locales

Vous avez intérêt à écrire chaque année au maire. Lorsque vous transmettez la liste des inscrits de l'année vers octobre, profitez-en par exemple pour lui donner quelques nouvelles sur les effectifs, les noms du directeur et des professeurs, les perspectives et projets de l'école et invitez-le à visiter ou à passer à l'école. Demandez-lui aussi de bien vouloir inclure votre école dans les initiatives concernant les enfants et la vie de la cité : tournoi de sports, projet organisé par la Commune, cérémonie du 11 novembre... Une école hors contrat n'est pas une école hors commune, hors la loi ou offshore ! Elle doit être intégrée dans la vie locale.


En direction des médias locaux

L'école gagne à communiquer régulièrement en direction des journaux, radios et télévisions locales, en envoyant des communiqués sur la vie de l'école et en donnant un contact presse. Déléguez un administrateur qui a le goût des relations publiques ou le directeur de l'école pour être le contact privilégié des médias. Ayez aussi sous la main une liste d'une demi-dizaine de parents d'élèves et d'élèves (avec leurs coordonnées à jour) d'accord pour répondre aux questions des journalistes qui souhaiteraient interroger les familles. De même, préparez quelques photos de l'école. Pensez à récolter les autorisations écrites de droit à l'image auprès des parents.


La kermesse, la remise des prix, une forte augmentation d'effectifs, un déménagement, une réussite à un concours, la conduite d'un projet original, une sortie scolaire, une initiative sociale ou civique, la publication d'un livre ou d'un disque... voilà autant d'occasions de communiquer sur la vie quotidienne de votre école.
L'idée est simplement d'informer les personnes dont c'est le métier d'être informées. Votre devise devrait pouvoir être : « venez et voyez ! » La transparence est aussi un précieux aiguillon pour l'école elle-même. Elle la pousse au professionnalisme, ce qui par construction est toujours nécessaire. Le regard de personnes de l'extérieur est vraiment précieux.


En direction des élus de la circonscription (Sénateur, Député)

Pourquoi ne pas prendre rendez-vous avec vos élus pour leur présenter votre école, témoigner de ce qu'elle apporte aux enfants, aux familles et à la vie de la cité, les inviter à visiter l'école si ça les intéresse... Vous pouvez bien sûr leur demander d'agir pour que cessent les discriminations financières actuelles contre les écoles indépendantes. Aujourd'hui, les enfants des familles défavorisées n'accèdent pas au libre choix scolaire (sauf s'ils bénéficient d'une bourse privée). Est-ce normal que la République reconnaisse la liberté d'enseignement comme principe fondamental de la République française pour en restreindre aussitôt le bénéfice aux seules familles qui ont les moyens de scolariser leurs enfants dans des écoles libres ? Cette injustice ne cessera que si tous les parents qui en souffrent mobilisent leur parlementaire pour que cela change. Et les écoles indépendantes ont certainement un rôle à jouer pour permettre ce progrès social.


En direction de l'évêque pour les écoles fondées par des catholiques

Une fois que l'école existe, n'hésitez pas à envoyer une invitation à votre évêque à assister aux spectacles donnés par les élèves, aux remises de prix.... Cependant, l'étape préalable est bien sûr de vous être fait connaître de la paroisse sur laquelle votre école est implantée et d'avoir rencontré son curé.
Une école fondée par des catholiques n'a pas besoin de bénéficier du label de catholique par l'ordinaire du lieu pour être pleinement ce qu'elle est. Elle peut être « réellement catholique » sans avoir ce label, comme l'indique en creux l'article 803§3 du Code de droit canon, mais elle ne peut porter l'appellation d ' « école catholique » tant que l'évêque ne l'a pas autorisée par écrit à le faire. Si elle souhaite recevoir ce certificat de catholicité, elle doit en faire la demande solennellement à son évêque. L'expérience nous montre que c'est une demande qui n'a de chance d'aboutir qu'après plusieurs années d'existence et de relations entre l'école et l'évêque. Ainsi, en mars 2014, l'Institut Saint-Louis du Barroux a été reconnu catholique, après plusieurs années d'existence à quelques centaines de mètres du Monastère bénédictin du Barroux ; il suivait le Collège Bx François et Jacinthe de Fatima de Lyon qui avait reçu sa reconnaissance de catholicité en octobre 2013. On peut citer aussi l'exemple du cours Don Bosco dirigé par Mlle Doat à Paris XVème qui avait reçu il y a une dizaine d'années de Mgr Lustiger sa reconnaissance de catholicité... Le cas du groupe scolaire indépendant Saint-Dominique du Pecq (78) est aussi intéressant : la première pierre de ses nouveaux bâtiments a été posée par le cardinal Burke en personne, alors que l'école n'a a priori pas reçu de reconnaissance de catholicité par l'évêque du lieu. C'est là encore conforme à l'article 803§3.


Les évêques ont en effet la mission canonique d'encourager la création d'école par des catholiques. Voici, à toutes fins utiles, les textes de référence du Code de droit canonique.

Can. 794 :
§ 1. À un titre singulier, le devoir et le droit d'éducation appartiennent à l'Église à qui a été confiée par Dieu la mission d'aider les hommes à pouvoir parvenir à la plénitude de la vie chrétienne.
§ 2. Les pasteurs d'âmes ont le devoir de prendre toutes dispositions pour que tous les fidèles bénéficient d'une éducation catholique.


Can. 800 :
§ 1. L'Église a le droit de fonder et de diriger des écoles de toute discipline, genre et degré.
§ 2. Les fidèles encourageront les écoles catholiques en contribuant selon leurs possibilités à les fonder et à les soutenir.


Can. 802 :
§ 1. S'il n'y a pas d'école où est donnée une éducation imprégnée d'esprit chrétien, il appartient à l'Évêque diocésain de veiller à ce qu'il en soit fondé.
§ 2. Là où cela est opportun, l'Évêque diocésain veillera à ce que soient fondées aussi des écoles professionnelles et techniques, et d'autres qui seraient requises par des besoins particuliers.


Can. 803 :
§ 1. On entend par école catholique celle que dirige l'autorité ecclésiastique compétente ou une personne juridique ecclésiastique publique, ou que l'autorité ecclésiastique reconnaît comme telle par un document écrit.
§ 2. L'enseignement et l'éducation dans une école catholique doivent être fondés sur les principes de la doctrine catholique; les maîtres se distingueront par la rectitude de la doctrine et la probité de leur vie.
§ 3. Aucune école, même si elle est réellement catholique, ne portera le nom d'école catholique si ce n'est du consentement de l'autorité ecclésiastique compétente.


Can. 804 :
§ 1. L'enseignement et l'éducation religieuse catholique donnés en toute école, ou transmis par les divers instruments de communication sociale, sont soumis à l'autorité de l'Église; il appartient à la conférence des Évêques d'édicter des règles générales concernant ce champ d'action, et à l'Évêque diocésain de l'organiser et de veiller sur lui.
§ 2. L'Ordinaire du lieu veillera à ce que les maîtres affectés à l'enseignement de la religion dans les écoles, même non catholiques, se distinguent par la rectitude de la doctrine, le témoignage d'une vie chrétienne et leur compétence pédagogique.


Can. 805 :
L'Ordinaire du lieu a le droit pour son diocèse de nommer ou d'approuver les maîtres qui enseignent la religion, et de même, si une raison de religion ou de moeurs le requiert, de les révoquer ou d'exiger leur révocation.


Can. 806 :
§ 1. À l'Évêque diocésain revient le droit de veiller sur les écoles catholiques situées sur son territoire et de les visiter, même celles qui ont été fondées ou qui sont dirigées par des membres d'instituts religieux; il lui revient aussi d'édicter des dispositions concernant l'organisation générale des écoles catholiques: ces dispositions valent même pour les écoles qui sont dirigées par les membres de ces instituts, en sauvegardant pourtant leur autonomie quant à la direction interne de ces écoles.
§ 2. Les Modérateurs d'écoles catholiques veilleront, sous la vigilance de l'Ordinaire du lieu, à ce que l'enseignement qui y est donné, du moins au même niveau que dans les autres écoles de la région, se distingue du point de vue scientifique.